Mes petits métiers

Bourrelier

outils du bourrelier

C'est mon père qui m'a appris les bases de ce métier que je n'ai pratiqué comme les autres qu'en amateur : mon premier travail de bourrelier fut un étui de poignard que j'avais confectionné à partir d'une scie à métaux qu'on ne trouvait que dans un atelier de mécanique ou donc je travaillais, sur une grosse machine à découper des lingots d'acier. J'ai ensuite fait des ceinturons et d'autres étuis, de ciseaux par exemple.

Couturière

C'est en hommage à ma mère que je me suis mis, sur le tard, à la couture. J'ai commencé par faire un rideau pour cacher les rayons de soleil qui inondaient l'écran de mon ordinateur. C'est à la foire aux oignons du Mans que j'ai acheté ma première machine à coudre. Durant cette foire les commerçants de la ville en profitaient pour vendre les invendus et c'est la maison Martin qui me vendit une machine reprise à la suite d'une vente de machine moderne. Cette machine Bernina, d'un poids imposant, était un modèle initialement à pédale, modifié pour être équipée d'un moteur électrique. Je m'en sers encore pour des tissus lourds. Je me suis ensuite équipé de machines japonaises ( couture et surjeteuse) d'un réel confort d'utilisation. Mes capacités me limitent à faire les bas de pantalons, double-rideaux et housses de chaises. C'est toujours avec une pointe de fierté que j'écoute mon épouse répondre à une vendeuse concernant l'ourlet du pantalon :"C'est mon mari qui les fait".


composition couture

dernier atelier couture

Housses de chaises

autres housses de chaises

Menuisier

les outils du menuisier
Voilà le métier que j'aurais bien aimé faire si le hasard ne m'avait pas conduit à me lancer dans l'informatique. Mes premiers souvenirs concernant la menuiserie remontent à ma plus tendre jeunesse. Dans un petit village du Poitou nous étions logés chez un menuisier. Il était d'usage dans les écoles de cette époque de passer la dernière journée à nettoyer, poncer, cirer les tables de la classe. Le menuisier m'avait confié du papier de verre et de quoi vernir au tampon ma table de classe. J'avais donc réussi à faire la plus belle table et à conserver un souvenir émerveillé du vernis au tampon. Mon deuxième contact avec la menuiserie eut lieu lors de mon entrée en sixième au collège Fontenelle de Rouen. Une fois par semaine, et durant 2 heures, nous étions confrontés aux outils et technique de menuiserie pendanr la moitié de l'année et l'autre moitié nos faisait prende connaissance du métier d'ajusteur. J'ai alors compris que je ne saurais jamais limé droit et d'équerre alors que j'avais bien saisi le geste du rabot. Allez comprendre. Durant ma vie active j'ai peu pratiqué la menuiserie mais arrivé à la retraite j'ai rattrapé le retard en fabricant bibliothèques et placards. J'ai également collectionné quelques vieux outils, rabots, varlopes et trusqins anglais. 

Jardinier

C'est encore durant ma jeunesse que le jardinage est entré dans ma vie. Mon père qui n'était jamais à court d'idées se lança un jour dans le jardinage ornemental sur le petit bout de terrain dont nous disposions rue des Arts réunis. Je ne me souviens plus si c'était avant ou après la période élevage de poules pondeuses. En tout cas, ce fut une belle expérience dont celle de fignoler la bordure de gazon avec des ciseaux. Le nom d'une des fleurs choisies par mon père m'est resté : le zinnia. Mais ce sont surtout les bouquets de fleurs sauvages que j'ai pu faire dans ma vie qui m'ont procuré les plus grands plaisirs. Le goût du jardin potager doit dater de la rencontre avec Geppetto, surnom que nous avions donné au vieux monsieur qui jardinait de l'autre côté de la rue quand nous habitions au Petit Quevilly. Ce monsieur était un ancien combattant de la guerre de 14 et il portait un corset pour soutenir sa colonne vertébrale défaillante. Mon frère Christian et moi allions souvent lui parler et à l'époque des cerises il nous demandait de grimper dans le cerisier de son jardin pour lui cueillir des cerises.

le fleuriste

mon jardin

Eleveur de poules

Je ne pensais pas qu'arrivé à la retraite je me mettrais à élever des poules et pourtant. Le précédent propriétaire nous a donc légué un poulailler, une cage à lapins, une dizaine de poules et un canard. Je me suis vite aperçu que ces bêtes crevaient de faim. Un sac d'aliment acheté à la coopérative locale et largement distribué tout le monde retrouva la forme assez rapidement sauf le canard arrivé en fin de vie et qui mourut peu de temps après notre arrivée. J'aurais pu me débarrasser de ces volailles en les donnant à la voisine mais ma mémoire, insidieusement me rappela les poules que mon père avait entreprit un jour d'élever. Ce fut une grande aventure familiale. La raconter en détail prendrait plusieurs chapitres. Il fallut construire un poulailler ce qui nous conduisit à faire le tour des maisons bombardées pour récupérer, poutres, planches et clous que je dus apprendre à redresser. Le choix de la race de poule prit un certain temps : acheter un livre spécialité, consulter les voisins déjà en possession de quelques poules. Mon père alla jusqu'à acheter une couveuse électrique qui occupa la table de notre salle pourtant petite. Toujours est-il que 70 ans après cette période fameuse je me suis retrouvé à la tête de dix poules puis de trente. Un jour de pluie intense j'ai trouvé la petite poule que plus tard j'ai appelé Choupette en train de couver avec cinq ou six escargots sur le dos. Il n'y avait aucun pondoir d'installé et les poules pondaient un peu partout dans le jardin. Avec quelques vieilles planches j'ai fait un petit abri que j'ai posé sur Choupette pour la protéger de l'eau et je lui ai mis ses œufs sur un lite de paille sèche. Assez rapidement j'ai construit un rang de quatre pondoirs au-dessus de la cabane aux lapins et un plan incliné pour permettre à ces dames de monter pondre. Après avoir observé et bien réfléchi j'ai trouvé comment mener à bien la couvaison des poussins. J'avais constaté que dès qu’une poule se mettait à couver les autres venaient pondre dans sa niche et il devenait impossible de séparer œufs couvés des autres. Quand je détectais une poule en train de couver je l'installais avec ses œufs dans une des niches à lapin avec paille, eau et graines. Entre midi et deux heurs je la laissais sortir et profiter de l'herbe du jardin et bien entendu je fermais la niche. Vers deux heures donc je la faisais rentrer dans sa niche sans difficulté et les poussins naissaient sans problème. J'ai eu ainsi une dernière couvée de douze poussins.

Poules - suite

nos oeufs

l'herbe est abondante

l'avenir est assuré

Alfred

choupette

mes poules

poules perchees